Docteur Jérôme Quezel-Guerraz Médecine Esthétique Lasers Médicaux Coolsculpting
Docteur Jérôme Quezel-GuerrazMédecine Esthétique Lasers Médicaux  Coolsculpting  

Peelings chimiques : faire peau neuve !

Le principe du peeling est de faire peler la peau par application d'un produit chimique de tout ou partie du visage en général. 

 

La desquamation est déclenchée par l'application de substance acides (masques ou lotions) qui vont détruire les cellules superficielles de la peau. 

 

La profondeur d'action est contrôlée par le médecin suivant le type et la concentration des produits utilisés.

Ainsi la desquamation peut être très légère (semblable à l'effet d'un coup de soleil) avec de fines pellicules de peau transparentes qui vont peler dans les jours qui suivent.

 

Elle peut aussi aller jusqu'aux croûtes brunes avec des peelings puissants, s'il s'agit par exemple de réduire des cicatrices d'acné ou des rides profondes (www.peelings.com).

 

Le Dr Quezel-Guerraz pratique les peelings profonds depuis 1999.

 

 

 

On peut classer ainsi les peelings en trois catégories :

 

Peelings doux : les suites sont très simples : légère desquamation transparente de 2 à 4 jours. Ils permettent d'obtenir un "coup d'éclat" du visage, d'éclaircir le teint et d'éliminer ou atténuer les tâches brunes, de lisser la peau. Il faut généralement effectuer 2 à 5 séances.On utilise ici l'acide glycolique et les acides de fruits

 

Peelings moyens : la peau pèle 5 à 6 jours, après avoir bruni dès le 2e ou 3e jour; les squames brunes restent fines et sèches, la peau qui apparaît est légèrement rosée. On peut traiter ainsi des taches plus tenaces, de fines ridules, et lisser la peau du visage en obtenant une peau neuve, généralement en une seule séance.On utilise la résorcine et le TCA . Le TCA pourra être utilisé en peeling léger , moyen ou profond suivant sa concentration et son temps d'application.

 

Peelings forts : il se forme alors de véritables croûtes et il faut prévoir une dizaine de jours pour être présentable. Les sujets à peau claire peuvent garder la peau rosée quelques semaines tout en se maquillant afin de donner un teint normal. Ici on peut traiter certaines cicatrices, les rides même profondes et obtenir aussi un véritable effet '"lifting" de l'ensemble du visage. Les suites de l'intervention sont donc plus pénibles mais les résultats souvent spectaculaires. On utilise le phénol . Il existe des phénol forts dont les suites sont longues. Nous utilisons un phénol dit "light" dont les effets sont évidement moins spectaculaires mais dont les suites sont beaucoup moins invalidantes et qui s'utilise au cabinet médical sans anesthésie (exopeel).

 

 

Les résultats :

Les peelings doux donnent un "coup d'éclat" au visage, ils affinent le grain de peau. S'ils sont répétés, ils peuvent aussi atténuer les ridules fines. L'autre alternative est lephotorajeunissement ou le DermaRoller.

Les peelings moyens gomment les rides fines et relissent la peau. Ils sont particulièrement intéressants pour les zones du tour de bouche ou tour des yeux. 

Un peeling moyen peut se faire tous les 1 à 5 ans. Le peeling doux peut se faire à tout moment, en général une à deux fois par an.

 

PEELING AU PHENOL (Exopeel) 

 

Le peeling phénol vise à faire peler tout l’épiderme afin d’effacer les rides profondes. C’est donc une abrasion du derme.

 

 

DEROULEMENT DE LA SEANCE ET SES SUITES

  • Après une anesthésie locale, le phénol sera appliqué sur toute la partie à lisser, vous ressentirez une forte sensation de chaleur.
  • La première semaine les suites seront : rougeur,gonflement , suintement. Une éviction sociale est nécessaire durant cette première semaine .
  • Après 8 a 10 jours l‘épiderme se reconstitue et il ne persistera qu’une rougeur durant plusieurs semaines jusqu'à 2 mois ; ces rougeurs sont tout à fait camouflables par un maquillage qui vous sera indiqué.
  • La première année une protection solaire rigoureuse est indispensable.
  • La durée du maintien de la correction est comprise entre 1 et 2 ans.

INDICATION DU PEELING PHENOL

  • Ce sont les rides profondes péri buccales, les rides peri-orbitaires, et l'ensemble du visage pour des visages très marqués, ce peeling est dénommé "full face" (héliodermie stade 4). Les peelings sont exopeel, exoderm,...
  • EFFETS INDESIRABLES

 

La zone traitée sera plus claire durant la première année. Cette légère dépigmentation est tout à fait camouflable .

Une hyper pigmentation est plus rare et toujours conséquente d’une mauvaise protection solaire; elle est corrigeable par application d’un peeling dépigmentant

 

 

 

 

 

"Le peeling est efficace, maniable, éprouvé et sur-mesure" par le Dr Jérôme Quezel-Guerraz (interview pour le site d'information ZeMédical en 2012)

 

ZeMedical (Paris) – Superficiel, moyen ou profond, aux acides de

fruits, au TCA ou au phénol… le peeling est le traitement des

cicatrices, du rajeunissement de la peau ou du simple mais véritable

coup d’éclat. Malgré (ou en raison de) ses nombreuses applications, il

fut décrié pour ses effets indésirables avant un retour sur le devant

de la scène.

Aujourd'hui standardisée et sécurisée, la technique du peeling est une

réponse adéquate à beaucoup de problèmes cutanés. Jugé efficace et

maniable, il constitue une réponse "sur-mesure" grâce à un dosage par

le praticien lui-même. Comment s’effectue un peeling ? A qui

s’adresser ? Contre-indications, prévention, cicatrisation, coût… Le

Dr Jérôme Quezel-Guerraz, médecin esthétique, dit tout.

 

ZeMedical : En quoi consiste le peeling, quelle est sa finalité ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Le peeling est l’application d’un produit

chimique, sur le visage en général, pour traiter des problèmes de

surface pouvant aller d’un problème de teint jusqu’au traitement de

cicatrices d’acné, voire de rides extrêmement profondes. Le peeling

existe depuis une trentaine d’années, faisant donc partie des

techniques historiques de la médecine et de la dermatologie

esthétiques. La mauvaise réputation qu'a pu avoir la technique vient

du fait que les formulations faites en pharmacie n’étaient pas

forcément sécurisées, avec beaucoup d’effets secondaires. Mais on peut

rassurer les femmes car on dispose depuis les années 1995-2000 de

formulations standardisées et sécurisées, très sûres dans leur emploi

et qui ont relancé la dynamique jusqu’à la plus récente formule du

peeling phénol*.

* Le médecin israélien, Yoran Fintsi, a mis au point la technique du

peeling phénol sécurisé. Il a inventé deux techniques, Exoderm et

Exopeel, qui permettent de savoir en permanence à quelle profondeur

est le produit. Les modes de fabrication sont sécurisés et standardisés.

 

ZeMedical : Est ce une demande fréquente ? Dans quelles proportions le

peeling est-il proposé ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Les consultations pour problèmes cutanés

étant très fréquentes, la technique du peeling est couramment

envisagée. Si la prise en charge varie selon la clientèle et le niveau

d’expertise des médecins, on peut évaluer le peeling à 20 à 30 % des

actes en médecine et dermatologie esthétiques : problème de teint,

peau de mauvaise qualité, acnés évolutives, cicatrices d’acné, taches,

ridules... Les indications correspondent à un éventail très large de

peelings.

 

ZeMedical : Techniquement, comment cela marche-t-il ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Quelque soit le type de peeling, il s'agit

d'une abrasion plus ou moins profonde de la peau de tout ou partie du

visage, du décolleté ou encore du dos des mains. Pour une action

superficielle (petite acné, peau grasse ou à tendance séborrhéique,

taches qui commencent à apparaître, petit épaississement de la peau…),

on optera pour des peelings dits "superficiels" ou "doux" à acide

glycolique et acide de fruit. Il existe toute une série d’acides de

fruits qui seront plus ou moins adaptés en fonction des indications.

Ces peelings conviennent à tout âge selon une technique simple,

ambulatoire, globalement dénuée de risques, praticable chez la plupart

des médecins formés.

Viennent ensuite les peelings dit "moyens" en général réalisés au TCA

(acide trichloroacétique) et pour lesquels on pourra modifier les

concentrations (de 15 à 50 %). Plus la concentration sera élevée, plus

on descendra en profondeur de la peau et par conséquent, plus

l’éviction sociale sera importante (4, 5 jours minimum à la maison).

Enfin, il y a les peelings dits "profonds" au phénol qui agissent sur

le derme profond. Ces peelings occasionnent une éviction sociale

importante de 8 à 10 jours, et il faut savoir que des traces du

peeling peuvent durer de un à six mois.

 

ZeMedical : Quelles sont les indications d'un peeling profond au

phénol ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Les peelings profonds sont indiqués dans le cas d'une abrasion

d’une ride extrêmement profonde du visage et pour le traitement des

cicatrices d’acné. Les rides profondes apparaissent principalement

avec l’âge, le soleil, le tabac et une mauvaise hygiène de vie. Ce

sont des indications qui doivent être bien posées et prendre en compte

les paramètres personnels et intimes de l’individu. Cela entraîne en

effet une éviction sociale importante, qui peut dans certains cas être

très traumatisante pour les individus, car ils sont quasiment

"défigurés" pendant une dizaine de jours. Mais les résultats sont à la

hauteur de l’enjeu pour les gens qui sont psychologiquement capables

de subir cette intervention.

 

ZeMedical : Quelle est la part du psychologique dans l'indication ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Il n’y a pas à proprement parler de critère

psychologique. Les indications demeurent des problèmes cutanés et de

surface. A partir d’un peeling moyen au phénol avec une concentration

de 25%, le patient connaîtra dans tous les cas un moment un peu

compliqué à vivre parce qu'il aura le visage brûlé et la peau qui

partira en lambeaux. Pour les peelings profonds, il y aura toute une

série de soins à faire pendant les 8 à10 jours après le peeling, et

dans tous les cas cela sera un événement dans la vie de la personne.

 

ZeMedical : Le peeling se fait-il uniquement sur le visage ? Existe-t-

il d’autres zones que l’on peut traiter ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : On peut envisager de traiter d’autres zones

mais dans les faits il n’y a pas beaucoup d’indications de peeling

pour d’autres zones excepté le cou, le décolleté ou les vergetures.

Concernant les vergetures, je serai plus réservé quant à l'efficacité

du traitement, et cela peut même se révéler dangereux. Quant au cou,

il faut être extrêmement prudent car ce n’est pas une zone qui

cicatrise bien.

 

ZeMedical : Comment se déroule le traitement ? Y-a-t-il une

préparation spécifique ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Le traitement se déroule de manière très

simple.

Pour les peelings superficiels, on applique le produit sur une peau

préparée. Puis on utilise un produit neutralisant une fois l’effet

obtenu. Lorsque la neutralisation du principe est effective, les gens

peuvent rentrer chez eux. Quant à la préparation de la peau avant

l'intervention, elle est systématique et sert à optimiser le résultat.

Dans le cas du peeling superficiel, on prescrira des produits dermo-

cosmétiques à appliquer pour potentialiser l’efficacité du peeling :

soit des acides de fruits, soit des produits à base de vitamine A acide.

Pour les peelings moyens et les peelings profonds, les préparations ne

servent qu’à réduire le risque d’effets secondaires ou d’incident dans

les suites du peeling.

Une des complications les plus importantes, notamment pour le peeling

moyen, est le rebond pigmentaire, c'est-à-dire l’apparition de taches

sur le visage au cours de la cicatrisation. C’est pour cette raison

qu'il faut préparer la peau durant trois semaines avant de réaliser un

peeling moyen ou profond. L'après-peeling consiste en une stratégie de

gestion de la cicatrisation et si possible dans les plus courts délais.

 

ZeMedical : Comment se passe la cicatrisation ? Il y a des produits à

appliquer ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Il y a les crèmes cicatrisantes classiques

telles que la vaseline, le Bepanthen et le Cicalfate et des produits

un peu plus évolués. Dans le cas des peelings profonds, on prescrit un

produit (nom du produit ?) produisant une croûte qui ne part qu’entre

le 8e et 10e jour. On applique ces produits pendant 5 à 6 jours.

Ensuite, il y a un traitement préparatoire pour éviter le risque de

complication. Il faut que les patients sachent que cette phase est

contraignante : dans le cas de peelings moyens, il faut appliquer un

corps gras 3 à 5 fois par jour.

 

ZeMedical : Comment le médecin juge-t-il de l’effet obtenu ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : L’effet est jugé en temps réel à

l'exception des peelings superficiels qui vont réagir par réaction

récurrente (pas clair) = je propose : au coup par coup par légère

desquamation transparente pendant 2 à 4 jours ? Ce sont des peelings

légers. En général, on ne fait jamais un seul peeling superficiel mais

une série à 3 semaines d’intervalle.

Les peelings moyens se font en général en une seule fois. Le praticien

réagit en fonction de l’effet clinique observé. Il faut prendre garde

à ce que le produit ne soit pas descendu au niveau du derme moyen, car

on ne peut plus revenir en arrière. Ensuite, il y a une phase de

neutralisation (application d'un produit stoppant l'abrasion en

cours), puis les gens rentrent chez eux : c’est un acte ambulatoire.

Concernent les peelings profonds, on peut avoir des concentrations

différentes sur le visage en fonction des zones à traiter et de la

profondeur que l'on vise. Il y a quelques années, ces peelings se

faisaient sous anesthésie générale. Aujourd’hui ça se fait sous

anesthésie locale, en bloc opératoire. Il faut éclairer tout le

visage, et avoir un monitoring cardiaque, un monitoring cardio-

vasculaire et un oxymètre du pouls ( = peut-on résumer par "exercer

une surveillance cardiaque " ?) puisque le phénol peut avoir une

toxicité cardiaque. Comme il faut faire trois passages, il faut

prendre beaucoup de temps entre les passages pour éviter une diffusion

sanguine trop importante du produit. La procédure dure de 45 minutes à

1 heure et demie.

 

ZeMedical : Le peelng est-il à considérer comme une technique pointue

ou largement pratiquée par les médecins esthétiques?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Une centaine de médecins seulement savent

pratiquer les peelings profonds en France. Pour les peelings moyens,

tous les dermatologues et médecins esthétiques devraient être capables

d’en faire, pour autant un quart d'entre eux seulement est habilité à

pratiquer les peelings au TCA, en raison d’une manipulation

compliquée. De plus les laboratoires, qui engagent leur responsabilité

sont extrêmement prudents quant à la diffusion de leurs produits. Ces

techniques de peelings ne sont pas apprises à la fac ou dans les

hôpitaux, mais par le compagnonnage : le médecin passe des journées de

formation chez certains maîtres en France ou en Europe.

Personnellement, j’ai dû attendre 4-5 ans avant de me lancer dans les

peelings profonds. En conclusion, il faut être circonspect dans le

choix du praticien qui doit a priori justifier de son expérience et sa

formation. Il devrait être en mesure de montrer des cas qu'il a

traités, photos à l'appui. Et le patient ne doit pas hésiter à

demander ces informations. Il est impératif de prendre le temps de la

réflexion pour tout peeling au phénol.

 

ZeMedical : Quelles sont les contre-indications ? les complications

possibles ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Mis à part les contre-indications

classiques (grossesse, allaitement, infection évolutive, herpès…), il

y a peu de contre-indications pour les peelings superficiels. La

contre-indication valable pour tous et pour tous les types de peeling,

c’est l’exposition solaire avant et après l'intervention.

Les complications (apparition d'herpès, petite infection) pour les

peelings moyens surviennent à la cicatrisation et sont généralement

résolues facilement. Ensuite, on peut rencontrer le rebond

pigmentaire, relativement fréquent : il faut donc prendre toutes les

précautions dans les traitements pré et post opératoires et dans

l’expertise du médecin.

Concernant les peelings au phénol, il faut attirer l'attention sur les

phototypes. Quand ils sont trop élevés (principalement les types de

peau méditerranéens et maghrébins), il y a un risque de tâches sur

tout le visage de manière très marquée. Dans ce cas, le principal

risque est que le praticien ait peur et ne descende pas assez

profondément.

Il y aussi les phototypes 1 (peau très claire, blanche) qui, a

contrario, peuvent faire des dépigmentations définitives.

Enfin, il faut se méfier des faux phototypes élevés ou bas qui peuvent

avoir un site pigmentaire extrêmement actif et sur lesquels on

pourrait avoir des problèmes de cicatrices hypertrophiques qui

nécessitent des soins récurrents pendant des mois.

 

ZeMedical : Selon vous, quelle est la fréquence des effets secondaires ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Les effets secondaires sont inhérents à la

difficulté de gérer tous types de peaux. Ce sont des réactions

imprévisibles, improbables qu’il faut savoir appréhender. Le peeling

en lui-même n’est pas une technique extrêmement compliquée. Il faut

faire l’anesthésie, appliquer un produit chimique. La difficulté des

peelings réside dans la bonne maîtrise de l’indication, l’évaluation

juste des risques potentiels chez chaque patient, un bon traitement

pré-opératoire et une très bonne capacité à gérer des complications

post-peeling. (un chiffre ?)

 

ZeMedical : Quelle est l'obligation déontologique du médecin ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Concernant les peelings au phénol, le

médecin doit informer les patients à la fois sur le plan médical mais

aussi sur le plan psychologique. Pour ma part, je fais une grosse

synthèse des risques médicaux, des indications médicales et une

approche psychologique. Je vois les gens 4-5 fois en consultation

avant de leur faire un peeling au phénol. Si j’ai des doutes au niveau

de l’encadrement, de la famille, du mode de vie et de l’état

psychologique de la patiente, je ne le fais pas. Je veux qu’il n’y ait

aucune ambiguïté dans la nature de l’acte et dans ce qui va se passer.

Le médecin a l'obligation d'informer des risques d'éventuelles

complications d’une telle technique. On est dans le même registre que

le lifting, les prothèses mammaires, la liposuccion. Dans cette

optique d'information, je leur montre les photos du lendemain de

l’acte, à huit jours et trois semaines. Dans tous les cas, il faut un

encadrement familial pour aider la personne à passer ces 10 jours.

Elle doit être capable d’assumer ces jours difficiles ainsi que

d’éventuelles complications. À mon sens le peeling au phénol est

l'acte esthétique le plus lourd à cause de l’après-intervention, de

l’éviction, du choc psychologique. Si le peeling moyen est

relativement désagréable, cela dure 2-3 jours seulement. Le peeling au

phénol, c’est 8-10 jours et 1 à 3 mois de maquillage après

cicatrisation pour masquer ses effets.

 

ZeMedical : Quelles sont les techniques concurrentes du peeling ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : En premier lieu, je rappellerais que quand on fait un peeling au phénol, c’est généralement qu’il n’y a pas d’autres alternatives. On

peut proposer d'autres techniques (les lasers CO2 et la dermabrasion,

davantage réservée aux cicatrices d’acné) quand les gens ne sont pas

prêts à accepter ce type d’acte financièrement et psychologiquement.

Il ne faut pas mentir au patient, mais bien l'informer qu’avec les

alternatives, il n’obtiendra pas le même type de résultat. L’intérêt

du peeling au phénol par rapport au laser CO2, c’est qu’on peut

fractionner les concentrations et la profondeur d’action en fonction

de la zone. Mais dans tous les cas, il faut faire un peeling fullface

(sur tout le visage) pour réduire le risque pigmentaire dans les

suites, pour que la peau soit de la même couleur et jeune partout. Ce

qui n'est pas forcément le cas avec les lasers CO2. Si vous traitez la

lèvre supérieure, vous risquez d’avoir un décroché chromatique au

niveau de la peau dans les suites opératoires. Quant à la

dermabrasion, c’est une activité mécanique (une roulette qui tourne

très fort, comme une meule) qui ne permet pas de savoir complètement à

quel niveau on est en terme de profondeur. Les complications des

lasers CO2 et des dermabrasions sont plus importantes qu’avec les

peeling phénols. D’ailleurs les lasers CO2 sont beaucoup moins à la

mode en France à cause de ces suites.

 

ZeMedical : Quand on fait un peeling, quelles sont les techniques à

éviter ou à associer ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : En général, quand on fait un peeling moyen

ou un peeling au phénol on le pratique seul. On peut néanmoins

utiliser toutes les techniques dans le même temps, notamment toutes

les activités de comblement puisqu’on peut alors refaire les

pommettes, les sillons naso-géniens, la bouche. À mon sens il n’y a

que le botox qui doit être évité, parce que l’on va créer une

inflammation trop importante et le produit risque de diffuser. Cela

dit il est courant de faire un lifting chirurgical en même temps. Dans

ce cas, les chirurgiens, après le lifting, peuvent être amenés à

pratiquer du laser CO2 sur la lèvre supérieure, ou à faire un peeling

au phénol.

 

ZeMedical : Comment entretient-t-on son peeling à moyen et long terme ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Pour les peelings superficiels, il est

recommandé de faire des séries tous les ans ou tous les deux ans. Les

peelings moyens seront renouvelés tous les un à deux ans, selon les

indications. Pour les problèmes cutanés ou les petites rides

superficielles, le problème pourra être résolu en une fois. Concernant

les peeling au phénol, on peut en faire un tous les 5 à 10 ans. Le

processus de vieillissement est alors arrêté et on gagne entre 10 et

15 ans. Concernant la prolongation des effets dans le temps, outre

l'application des crèmes post opératoires, il faut éradiquer tabac et

exposition au soleil.

 

ZeMedical : Combien un peeling coûte-t-il ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Un peeling superficiel vaut 50 à 60 euros,

sachant qu'on va en faire 4 ou 6 par série toutes les trois, quatre

semaines (coût total estimé : 200 à 360 euros). Ils sont chers par

rapport au bénéfice que l’on va en retirer. Il n’y a pas de visite à

faire avant, cela peut se décider assez vite. Les peelings moyens

coûtent de 150 à 350 euros, selon la concentration des produits.

J’engage plutôt les patients à faire directement un peeling moyen

puisqu’en one shot, ils ont une efficacité très supérieure au peeling

superficiel. Je ne recommande donc pas le peeling superficiel, d'autre

part effectué par l’esthéticienne. Certaines concentrations

relativement faibles, très accessibles et disponibles en pharmacie,

peuvent même être effectuées à la maison. Quant au peeling au phénol,

son coût est de 1 000 à 3 500 euros au total, selon le nombre de zones

et si on fait une partie ou tout le visage. En général les visites

préalables sont comprises dans le package : on paie les premières

consultations et le suivi pendant 1 an.

 

ZeMedical : Qu'en est-il de l’avenir de la technique ?

Dr Jérôme Quezel-Guerraz : Le peeling a l'avantage d'être une

technique extrêmement efficace, maniable et sur-mesure, permettant la

modularité des différentes actions en fonction des concentrations. Il

n’y a pas de nouvelles techniques se mettant en place qui va

supplanter le peeling. Il y a néanmoins des alternatives. Alors que la

grande mode a été au laser il y a une dizaine d’années, la concurrence

vient aujourd’hui des lasers CO2 fractionnés qui ont une efficacité

très importante en plusieurs séances avec une faible éviction sociale.

Le seul frein à sa diffusion, c’est le prix des machines et donc

l’équipement du médecin. Est-il utile d’acheter une machine à 50 000

euros alors qu’on peut faire la même chose avec un produit acheté 50

euros en pharmacie ? Certains médecins pratiquent les peelings au

phénol depuis plus de 30 ans avec d’excellents résultats et n’ont pas

besoin de s’équiper en machines extrêmement coûteuses.

En conclusion, je répète qu’il y a peu de techniques qui soient une

alternative plus efficace et plus sûre que les peelings : ils sont

concurrencés mais restent toujours autant d’actualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coordonnées

Dr Jérôme QUEZEL-GUERRAZ

19 Espace Méditerranée

66000 PERPIGNAN

 

 

04 68 51 27 27

jqg@orange.fr

 

 

 

Vous pouvez également utiliser notre formulaire de contact.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© DR JEROME QUEZEL-GUERRAZ